Poursuivez la lecture du portrait vu dans les journaux
Sharon Breau, 37 ans, hémodialyse
La bonne humeur au rendez-vous
Venir vivre dans la région de Montréal a été un grand pas dans la vie de Sharon Breau. Après un DEC à Gaspé et un Bacc à Rimouski, la jeune femme a transporté ses pénates dans la métropole pour aller travailler dans l’un des grands centres hospitaliers. Peu à l’aise dans une ville de cette taille, elle se sentait bien loin de son Nouveau-Brunswick natal! C’était avant qu’une amie lui parle de l’Hôpital Charles LeMoyne…
«C’est après ma première grossesse que j’ai été embauchée, raconte cette mère de deux enfants. Ailleurs, j’avais l’impression que le personnel était démotivé. Chacun restait dans son coin. À l’Hôpital Charles LeMoyne, tout le monde a toujours l’air de bonne humeur. Il y a un vrai travail d’équipe.»
Cette ambiance conviviale est au cœur des préoccupations de Mme Breau. «Malgré la lourdeur qui règne dans le milieu hospitalier à cause du manque de personnel, nous arrivons à avoir du plaisir. Nous détendons l’atmosphère, il nous arrive de rire ensemble.»
Sa relation avec ses collègues de travail dépasse d’ailleurs les limites de l’hôpital.
Les souvenirs se bousculent quand on lui demande de choisir un moment marquant de sa vie à l’Hôpital Charles LeMoyne. «Il y en a tellement! J’ai développé de belles amitiés avec mes collègues. Par exemple, quand une fille part en congé de maternité, nous organisons une fête. Tout le monde s’implique. Même si nous nous voyons tous les jours au travail, nous aimons nous voir à l’extérieur.» Autre détail à prendre en considération selon elle: le travail en temps supplémentaire n’est pas imposé au département d’hémodialyse.
La confiance accordée par ses pairs est aussi un élément clé.
Mme Breau souligne également l’attachement des patients, qui doivent se rendre régulièrement à l’hôpital.
«Il y en a même qui m’ont déjà dit : "Si je dois mourir, je veux que ce soit ici". C’est parce qu’ils sont vraiment bien.» Lors de son décès, l’un d’eux a fait don d’un appareil d’hémofiltration haut de gamme à l’hôpital, faisant de Sharon Breau et ses collègues les premières infirmières à le manipuler au Canada, puisqu’il est généralement réservé à l’unité de soins intensifs. Travailler sur la Rive-Sud comporte également de nombreux avantages selon l’infirmière. «Ici, c’est la banlieue alors il n’y a pas de trafic. Il est facile de circuler pour se rendre au travail. Et il est beaucoup moins difficile de trouver un stationnement qu’à Montréal!»
