Nadia Dallaire, 27 ans, urgence
Les avantages de la banlieue
Nadia Dallaire arpente les corridors de l’urgence de l’Hôpital Charles LeMoyne depuis 2003. Pour cette jeune Saguenéenne, la situation géographique de l’établissement constitue l’un de ses principaux atouts.
«Quand j’ai décidé de venir m’installer dans la région, une chose était claire: je ne voulais pas devoir traverser les ponts. Je suis donc allée porter des C.V. un peu partout et c’est à l’Hôpital Charles LeMoyne que j’ai été le mieux accueillie. J’ai commencé à y travailler dès la fin de mon cours. J’aime quand ça bouge et je voulais voir de tout pour apprendre le plus possible. C’est pour cette raison que l’urgence m’attirait.»
Mme Dallaire garde un excellent souvenir de ses premières journées de travail.
Une multitude de soins et de défis
Elle apprécie également la diversité des soins.
Autres points positifs: l’obligation d’être disponible dans deux des quarts de travail plutôt que dans trois (comme c’est le cas dans plusieurs autres établissements) et la possibilité de prendre congé pour poursuivre sa formation.
Une grande autonomie
À l’urgence, les infirmières prennent en charge les patients de leur arrivée jusqu’au moment de leur congé ou de leur transfert. De nombreuses responsabilités découlent de ces tâches.
«Il y a beaucoup d’entraide, ajoute-t-elle. C’est surprenant à quel point on sent la solidarité entre les infirmières et les infirmiers. L’esprit d’équipe et la bonne humeur sont au rendez-vous, malgré les conditions difficiles dans lesquelles nous évoluons. Nous intégrons les recrues aisément, même les étudiants. Nous faisons de l’enseignement. Des CEPI* sont également intégrées à l’urgence.»
Le retour des choses
Après avoir passé une bonne partie de ses soirées à l’hôpital au cours des deux dernières années, Nadia Dallaire vient d’obtenir un poste de jour. C’est aujourd’hui à son tour d’accueillir les recrues.
«On m’a amenée à m’améliorer et à parfaire mes connaissances en m’offrant de la formation. J’ai franchi chaque étape tranquillement. Je suis considérée comme quelqu’un d’expérience et je deviens une référence. »
Quels seront ses prochains défis?
«Je me vois à l’urgence pour l’instant. Je ne suis pas encore prête à faire autre chose. Je n’ai pas l’impression d’avoir fait le tour. Par ailleurs, je suis en train de faire mon baccalauréat alors j’espère obtenir un poste de clinicienne.»
Selon elle, son milieu de travail présente les conditions idéales.
«Souvent, les gens choisissent d’aller à Montréal parce que nous y trouvons de gros hôpitaux, mais l'Hôpital Charles LeMoyne offre presque les mêmes avantages… sans le désavantage des ponts!»
